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Une nouvelle manière de chapitrer

Habituellement, en édition, l'usage veut qu'on numérote les chapitres. Mais la pratique a pas mal évolué et maintenant, et bien, on voit de tout : des chapitres sans numéros mais avec titre, de simples titres, des numéros seulement, ou encore rien de plus qu'une petite image (appelée "en-tête").


Pour Le Sang des pirates, j'avais mis un titre au chapitre avec une en-tête. Dans La Ville des damnés, j'ai fait en sorte que chaque chapitre indique le personnage que l'on suit en illustrant leurs tatouages respectifs - et à la fin, la chronologie s'inverse pour signifier un compte à rebours.


Mais on peut faire encore mieux, je pense, et intégrer directement le chapitrage à la narration, en faire une partie intégrante de l'histoire plutôt que de simples découpages arbitraires.


Donc, pour Le Livre des rois, j'ai eu l'idée de former les titres de chapitres en phrases courtes. Mises bout à bout, celles-ci formeront un texte qui change un peu notre vision de l'histoire (ou en tout cas, qui la raconte différemment).


Par exemple, le premier chapitre aurait cette entrée :



L’homme aux vêtements sans couleur

fuyait à travers le désert

et les cavaliers le poursuivaient


[début du texte du chapitre]


Et le second chapitre s'intitulerait : Il trouva refuge à demi-mot

Et le suivant serait : Pour ne dire la vérité qu’à travers le mensonge


L'ensemble formerait une sorte de poème en lien avec l'histoire globale. C'est encore en test, je cherche ce qui fonctionne le mieux, mais en tout cas l'idée me bote carrément, car elle est en lien direct avec le sujet du roman : les histoires.


Bien-sûr, je te laisse la discrétion de ne rien dire aux autres à ce sujet, en tout cas à ceux qui n'ont pas accès à ce journal, car ce sont de petits secrets de fabrication je te confie ici. Belle journée, chère lectrice, cher lecteur,


à bientôt !

Emma

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