31 Boites, Cécile Boyer
- Emma Bzeznik
- il y a 4 jours
- 2 min de lecture

Quand j’étais petite, j’adorais les boites. Il y en a de toutes les formes, toutes les couleurs, toutes les matières. Elles contiennent toutes des choses différentes. On peut s’amuser à ouvrir et fermer le couvercle. Et les couvercles se ferment différemment selon la boite. Non, vraiment, les boites, j’ai toujours aimé ça.
Du coup, ben, gros coup de cœur pour ce livre ! (le pauvre, il est tout abîmé car c'est un exemplaire médiathèque, je te jure je maltraite pas mes bouquins)
Et pas seulement parce qu’il y a 31 boites différentes dedans : en plus du concept génial de faire “ouvrir” les boites à l’enfant en tournant la page (hop, travail sur la relation de cause à effet), il apporte énormément de choses au niveau langagier !
la répétition de “qu’y a t-il” (qu’on peut reformuler en “qu'est-ce qu'il y a ?” ou “que contient cette boite ?”
la répétition de DANS et CETTE (dans cette boite ?)
des inférences simples (qu'est-ce qu'il PEUT y avoir dans cette boîte ?) en faisant proposer à l’enfant des suggestions
la découverte du court groupe nominal qui décrit le contenu de chaque boite : description de ce que contient la boite (couleur, forme, objets identifiés) et inférences plus complexes : pourquoi on dit que c'est “un dimanche en famille” alors qu'on voit des pâtisseries ? parce que le week-end on se réunit souvent en famille pour manger ensemble ou accueillir de la famille qui habite loin, et donc on achète souvent des pâtisseries pour partager.
et des inférences encore plus complexes suite à la maîtrise de la précédente : on peut faire proposer à l'enfant ce qu'on pourrait dire d'autre sous forme de groupe nominal (ça fait travailler la morphosyntaxe) à partir du contenu de telle boite. Par exemple, sur la page avec les pâtisseries : un goûter très copieux, un très gros dessert, un mal de ventre…
Vraiment, celui-là, il fait le thé, le café et le chocolat liégeois en même temps !!








